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mardi 26 mars 2019

Mardi 26 mars - Ha Giang-Ninh Binh

Journée plate et fatiguante.  Hier soir, j'ai passé une heure à essayer de combiner les horaires et les trajets des autobus pour pouvoir arriver à notre prochaine destination, Ninh Binh (surnommée la baie d'Halong terrestre).

Donc, finalement, nous prendrons un 'sleeper bus' de Ha Giang à Hanoi, 6 heures de trajet pour 10$ chacun.  Une navette doit venir nous chercher à l'hôtel à 8h55 pour nous amener au terminus de bus.  L'arrivée à Hanoi est prévue à 14 h 45, donc j'ai réservé l'autobus suivant, de Hanoi à Ninh Binh, à 17 h, ce qui nous laisse quand même un bon 2 heures pour marcher le 1.3 kilomètre qui sépare les deux terminus de bus.  Le deuxième autobus est une limousine, genre de minivan de luxe, plus confortable (6$ par personne).  J'ai aussi réservé un bungalow au Rocky Bungalows de Tam Co (à côté de Ninh Binh), et le propriétaire m'a dit qu'il viendrait nous chercher au terminus de la limousine, donc tout est sous contrôle.

Ha ha.

Ça, c'est ce qu'on pensait naivement.  Maintenant la réalité.

Nous nous levons tôt comme d'habitude, et descendons à 7 h 00 pour le déjeuner.  Oups, les lumières et les portes sont ouvertes mais il n'y a personne.  Nous attendons 15 minutes, puis j'appelle le propriétaire au téléphone.  Il répond et me dit qu'il arrive.  5 minutes plus tard, il arrive en scooter et nous prépare notre déjeuner : café, pain tranché, oeufs trop cuits sur le plat, confiture aux ananas (le propriétaire est tout fier de nous dire que c'est sa femme qui l'a faite, en se basant sur une recette de Youtube) et un vrai jus d'orange.

À 8 h 45, nous sommes donc au bord de la route.  À 9 h 00, le propriétaire appelle la compagnie de bus qui lui dit que l'autobus arrivera à 9 h 15.  Finalement, la navette arrive vers 9 h 40, nous amène au terminus, on embarque dans l'autobus et nous partons.



On est très confortables, c'est vraiment une façon agréable de voyager et les couvertures et les bouteilles d'eau sont fournies.

L'arrêt-pipi est beaucoup moins agréable.  Lorsque j'arrive devant la cabane qui abrite les toilettes (à gauche pour les hommes, à droite pour les femmes), je réalise avec horreur (et le mot n'est pas trop fort) que j'ai devant moi (et devant tous ceux qui passent par là!) des femmes accroupies les culottes baissées en train d'essayer de faire pipi dans une rigole qui longe le mur de la cabane, à l'intérieur.  Toutes alignées, les fesses à l'air.  D'autres ont décidé d'essayer de trouver un coin plus tranquille, sur le terrain à l'extérieur de la cabane, sans beaucoup de succès sur le plan de l'intimité.

Je jongle un peu avec l'idée de me retenir jusqu'à Hanoi mais ce n'est pas réaliste.   Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée de baisser mes culottes en public et, le temps que j'hésite, plusieurs personnes me passent devant et la dernière rentre dans la cabane, ferme la porte...et la barre!  Bingo!  Je décide de faire pareil, de toute façon il n'y a plus personne qui attend, je peux me permettre de monopoliser la toilette.  Ce que je fais sans remords mais avec beaucoup de soulagement.

Mission accomplie, ouf.  On retourne dans l'autobus et on repart.   À force d'embarquer des gens dans tous les petits villages que nous passons, l'autobus se remplit tranquillement et, bientôt, il nous faut partager notre belle banquette arrière que nous avions presque pour nous tous seuls.  Du coup, nous nous retrouvons bien collés à 5...



Il est déjà deux heures et nous sommes encore à 100 kilomètres de Hanoi.  On peut oublier l'idée d'arriver dans 45 minutes même si le chauffeur se prend pour un pilote de course et fracasse toutes les règles de sécurité routières en roulant comme un demeuré débile profond, autant dans les villages que sur les routes rurales.  Il klaxonne non-stop et les rares fois où j'ose regarder en avant, j'observe des situations tellement épeurantes que je préfère éviter de le faire!

Je reçois un message de la limousine qui doit nous amener à Ninh Binh après notre arrivée à Hanoi.  La compagnie nous dit que notre chauffeur nous attendra à 17 h, avec le numéro de sa plaque et son numéro de téléphone.  Je me rends rapidement compte que nous n'arriverons probablement pas à temps et j'envoie des messages de plus en plus inquiets à la limousine.  Il est 16 h, nous sommes encore à 20 kilomètres d'Hanoi et le bus vient de rester arrêté pour une raison inconnue pendant 20 minutes.  Et nous sommes en pleine heure de pointe.

Finalement, nous arrivons à 16 h 35.  Pas le temps de marcher, nous marchandons avec un chauffeur de taxi pour qu'il nous amène jusqu'au parc à 1.8 km où nous avons rendez-vous avec la limousine, Jacques envoie un message au chauffeur de limousine pour dire que nous serons à l'heure (ou presque) et que nous arrivons en taxi.  La communication est un peu difficile avec le chauffeur de taxi qui ne parle que vietnamien, il me tend son téléphone, je finis par comprendre qu'il veut que j'écrive l'adresse et le nom du parc.  Je suis aussi le trajet sur Google Maps pour être sûre qu'il va à la bonne place (la porte principale du parc), il passe tout droit et s'arrête un peu plus loin devant un petit parc pour enfants.  Je lui dis que ce n'est pas le bon parc, mais que ce n'est pas grave, nous marcherons pour y retourner (100 mètres).  Il insiste pour faire demi-tour et je le guide jusqu'au bon endroit.

Il est 4 h 50.  On est un peu sur les nerfs car on ne voit pas de limousine à l'horizon, on demande à d'autres chauffeurs de limousine, ils essaient de nous aider et proposent d'appeler notre chauffeur, finalement, on voit notre limousine arriver.  Ouf.  Très beau véhicule, toujours avec couverture et bouteille d'eau fournies.



Et toujours avec chauffeur kamikaze inclus.  Nous parcourons en 1 h 15 un trajet qui prend normalement 1 h 40.  Je n'ai pas regardé une seule fois en avant, juste de voir le paysage et les camions défiler de part et d'autre me suffisaient!

Nous arrivons à Ninh Binh. Comme prévu, nous appelons le propriétaire du Rocky Bungalows pour qu'il vienne nous chercher.  Il nous dit qu'il arrive, mais 10 minutes plus tard, une femme nous rappelle pour nous dire qu'il ne viendra pas, que c'est trop loin.  Bonbonbon.  En nous voyant un peu désemparés, un employé du bureau des limousines nous demande si nous avons besoin d'aide et, à coup de Google Traduction, nous arrivons à lui faire comprendre notre problème.  Il nous propose d'appeler un taxi et va en chercher un de l'autre côté de la rue.  Le chauffeur de taxi nous annonce un prix (raisonnable), notre ange-gardien s'assure que nous avons compris en nous montrant un billet illustrant le prix que nous devons payer, tout va bien.

7 kilomètres et 100 000 dongs plus tard, nous sommes à l'hôtel.  Deux dames (une souriante et l'autre moins) nous accueillent et la souriante vient nous montrer notre bungalow.  Ma-gni-fi-que.  Piscine, superbe toilette, immense chambre et l'environnement a l'air très agréable.  Nous avons eu droit à un rabais de 50% avec Booking.com à cause du dernière minute donc nous ne paierons que 20$ la nuit (25 $ CAD), yéé.  Comme c'est un coin relativement touristique, les hôtels sont un peu plus chers qu'ailleurs, surtout les bungalows comme nous aimons, alors nous sommes bien contents du prix.

Nous allons ensuite manger, les dames nous apportent du poulet, du bouillon aux épinards, une omelette, du riz et nous surveillent tout le long du repas pour s'assurer que nous mangeons bien tout et de la bonne manière!  Le poulet est un peu dur mais le reste est délicieux et un jus de mangue maison complète bien le tout.  Les dames sont gentilles et tout heureuses quand je leur dis quelques mots en vietnamien.   D'ailleurs, juste de parler un peu amène toujours un grand sourire chez les gens et ils sont toujours contents de m'entendre baragouiner quelques mots.

Fin de soirée tranquille.

Trajet aujourd'hui : 386 km en bus et limousine, 9 km en taxi






lundi 25 mars 2019

Lundi 25 mars - Du Gia-Ha Giang

Comme prévu, nous sommes de retour à Ha Giang et nous avons rendu les motos.   Nous sommes tristes d'avoir terminé ce circuit dont nous rêvions depuis longtemps, contents de l'avoir réussi, un peu déçus que la température n'ait pas été idéale (mais juste un micro-peu!), soulagés d'avoir traversé sans mésaventures certains moments plus difficiles...

Comme aujourd'hui particulièrement, alors que la route et la météo se sont liguées contre nous pour nous faire passer une journée éprouvante!

Petit déjeuner au homestay, crêpes et café pour nous, phos (soupe oeufs et nouilles) pour d'autres (beuh, pas sûre).  L'adorable propriétaire n'en finit plus de nous remercier et de nous dire au revoir, les petits garçons sont venus tôt le matin voir si nous étions levés et ont été bien heureux de nous dire bonjour, nous avons pu saluer les petites filles de loin, alors qu'elles nous regardaient de la cour de l'école située juste à côté du homestay.  Juste avant de déjeuner, nous avons été marcher un peu et les petits garçons ont couru vers nous, tout joyeux, et nous ont tapé dans la main avant de marcher avec nous un peu et de nous quitter pour aller à l'école.


Notre homestay :



Les toilettes à gauche (en bas et en haut)

Notre micro-chambre au coin




Une rizière et l'école

On ne voit pas bien, mais il y a des champs cultivés au sommet de la montagne!

Petite parenthèse : les enfants nous saluent beaucoup lorsque nous nous promenons en moto dans les petits villages et plusieurs veulent que nous leur tapions dans la main en passant (pas toujours facile en moto mais on essaie et ils sont contents quand on réussit!).

Bref, nous sommes prêts à partir vers 9 h, pas mal comme d'habitude. Le ciel est gris, les montagnes sont en partie cachées par la brume, comme tous les matins finalement, mais il ne pleut pas et il ne fait pas trop froid (mais nous avons quand même 3 couches de vêtements sur nous et les imperméables à portée de la main).  Nous prenons le chemin qui nous mènera du Homestay au village.




Le paysage est toujours aussi beau, même si nous ne le voyions qu'à moitié, nous roulons sur de petites routes très étroites, pas super bien entretenus mais correctes en général.  Sauf pour quelques kilomètres qui s'avèrent absolument cauchemardesques alors que la route est en réfection et qu'il nous faut rouler sur un tapis de grosses roches et de boue sur lequel je reste coincée pendant de longues minutes d'intense solitude (Jacques est loin en avant et n'a pas vu que j'étais mal prise).  Finalement, un peu d'adrénaline et d'huile de coude et je réussis à remettre la photo sur un sol plus stable et je repars tant bien que mal (plutôt mal que bien).


Le reste de la petite route est mieux mais il faut faire quand même attention plusieurs fois alors que certaines parties de la route sont en réfection et difficiles à franchir, particulièrement au bord des précipices.






De plus, comme d'habitude, nous passons notre temps à grimper des sommets pour ensuite les redescendre (toujours sur des côtes à 10% si l'on se fie aux pancartes vietnamiennes) et, aujourd'hui, chaque fois que nous grimpons à un certain niveau, nous nous retrouvons dans les nuages, avec bruime froide et surtout visibilité nulle.  Stressant quand on sait que le précipice n'est pas loin et que l'on risque toujours de rencontrer un camion ou une auto en sens inverse...





Mais, bon, on a survécu, y compris au pont en planches que nous avons dû franchir lors d'une partie du parcours mal indiquée par Google Maps.  Ouuuh que Jacques ne l'a pas aimé celui-là, surtout qu'il manquait plusieurs planches et que les autres avaient tendance à bouger et à se soulever sur notre passage.  Brrrrr.  Nos amis espagnols, rencontrés à Lung Cu et recroisés alors que nous essayons de retrouver notre chemin sur Google Maps, n'apprécient pas non plus ce passage obligé.



Nous retrouvons enfin la route principale qui nous amènera jusqu'à Ha Giang ('Quoi?  45 kilomètres encore?  C'est trop loooong!).  Surtout que nous nous retrouvons encore une fois égarés dans la brume mais, cette fois, en compagnie de beaucoup plus de véhicules plus gros et plus agressifs que nous.  Beurk.  L'arrêt pour le lunch est bienvenue et nous retrouvons avec plaisir nos copains espagnols que nous avions perdus en chemin.  La restauratrice qui nous a invités bruyamment à venir manger à son restaurant nous traite aux petits oignons, elle nous amène du thé dès que nous sommes assis, nous jase en anglais, et nous amène ensuite des morceaux d'ananas qui feront un délicieux dessert.  Avec nos sandwichs, cela nous coûte à peine 3$ pour nous deux.


Nous arrivons finalement à Ha Giang vers 15 h 30 (finalement, nous avons fait 132 kilomètres en 6 heures, bonne moyenne :-D)  à un homestay que j'ai réservé le matin même, le Creekside Homestay, 13 $ CAD la nuit.  Très joli, belle grande chambre et magnifique douche (bon, j'aime bien les homestays rustiques comme les deux derniers où nous avons été, mais le moderne a son charme aussi et les douches à l'intérieur quand on gèle à l'extérieur, c'est quand même plus agréable!).




Nous ressortons immédiatement ramener les motos au bureau de location.  Quelques minutes de frayeur alors que l'employé ne trouve pas le passeport de Jacques, malgré plusieurs vérifications dans les deux bacs de passeport, autant par lui que par nous, sans succès.  Finalement, alors que je suis en train de planifier une visite à l'ambassade, on retrouve le passeport.  Ouf!  Les employés viennent tous nous dire au revoir et nous remercier (de ne pas avoir pété notre coche probablement, ha ha) et nous repartons à pied vers le Homestay.  Un beau 2.4 km de marche sur la rue principale d'Hanoi en essayant d'éviter les scooters et les autobus maniaques qui dévalent la rue en klaxonnant sans se soucier des autres véhicules et des piétons.  Arrêt pénible dans une banque pour changer 200 $  USD, c'est du grand n'importe quoi, tous les clients sont assis les uns à côté des autres devant les comptoirs, on voit et on entend les transactions de tout le monde et ça prend une éternité (enfin, un looong 45 minutes).  Pfff.

Bonne douche qui fait TELLEMENT de bien, la soirée sera tranquille!

Notre trajet aujourd'hui : 132 km


Résumé en vidéo (27 mn)

dimanche 24 mars 2019

Dimanche 24 mars - Lung Cu-Du Gia

Lever vers 6 h 30.  Comme le propriétaire du homestay nous a dit qu'on pouvait se présenter à n'importe quelle heure pour le petit déjeuner, nous le prenons au mot et y allons immédiatement.  Oups, tout le monde dort encore.

Nous retournons donc faire nos bagages (que nous n'avons pas trop étalées cette fois, faute de place!) puis réessayons la salle à manger vers 7 h 00.


Le temps que Jacques installe nos sacs sur les motos, nous réussissons à trouver quelqu'un de debout, une jeune fille qui nous prépare des crêpes au chocolat et du café.  Le chocolat est bon, le café aussi, les crêpes moins.

Nous partons aussitôt après, vers 8 h 00.  Le propriétaire est venu nous saluer et nous offre gentiment un paquet de bonbons au gingembre qui nous sera fort utile lors de nos futurs voyages en autobus!


Nous avons mis nos imperméables car une petite bruine désagréable tombe et le paysage est presque complètement caché par la  brume.  À tel point que, à quelques kilomètres de notre point de départ, on ne voit presque plus rien et nous devons allumer nos phares pour nous assurer d'être vus.  Un peu décevant quand on sait le beau paysage qui nous entoure et qu'on ne peut pas voir!


Heureusement, le temps se dégage et nous pouvons quand même profiter de la vue.  Nous nous débarrassons même de nos imperméables, la pluie ayant cessé et le temps semblant s'éclaircir un peu.  Il ne pleuvra d'ailleurs plus de la journée et nous pourrons profiter du paysage, même si le temps restera gris (merci monsieur Météo, bel effort!).

Dès le départ du homestay, je remarque que ma moto ne tient pas bien la route et je surveille un peu la situation pour voir si c'est normal ou anormal.  Dix kilomètres après le départ, je décide que ce n'est pas normal et que la moto devient de plus en plus difficile à contrôler et nous arrêtons à un garage dans un petit village pour regonfler les pneus.  Une femme regonfle le pneu arrière mais, pfffff, il se dégonfle immédiatement.  Oups, pneu crevé.  Et bien crevé, comme nous le verrons quand le mécanicien sortira la chambre à air!  Heureusement, le-dit mécanicien est un pro et en 10-15 minutes, il a changé la chambre à air, regonflé et remonté le pneu, pour 3.50 $!



La route est magnifique.  Je suis un peu 'déçue' par la Dong Van Pass que j'ai tant entendue vanter comme étant la plus belle partie du circuit d'Ha Giang et qui est, certes, très belle, mais pas plus que bien des endroits que nous avons vus à Ha Giang (et que d'autres que nous verrons aujourd'hui!).  Nous croisons beaucoup de gens à pied ou en moto qui reviennent des marchés de la région (dimanche est jour de marché partout!), souvent chargés comme des mulets et, même parfois, en trainant une vache (ou même en portant un veau ou un cochon sur leur moto!).  Les femmes sont vêtues de vêtements très colorés, révélateurs de l'ethnie à laquelle elles appartiennent.













Je réalise tout à coup que ma jauge d'essence est dans le rouge aussi nous arrêtons dans le premier petit hameau rencontré pour y acheter de l'essence.  Qui se vend à la bouteille.  Rigolo.



Nous arrivons vers midi à Méo Vac.  J'y ai réservé un homestay mais nous décidons de continuer notre route, jusqu'à notre prochaine destination, à 70 km de là.  Nous arrêtons quand même diner à Méo Vac.  Jacques a envie d'un sandwich, sandwich ce sera.  Nous en profitons pour nous promener au milieu du marché de Méo Vac, qui est sur le point de se terminer.  Nous dénichons un endroit qui fait des sandwichs et ceux-ci s'avèrent délicieux (oeufs, viande non identifiée, coriandre, légumes...)


 


Un morceau d'ananas pour dessert et nous repartons, rassasiés.  Les 25 kilomètres suivants sont difficiles, la route est mauvaise, défoncée et nous passons notre temps à surveiller les trous et à essayer de les éviter tout en restant hors du chemin des véhicules venant en sens inverse (peu nombreux, heureusement).  Heureusement, ensuite, la route s'améliore.  Malheureusement, après 50 km, nous réalisons en arrivant à une intersection suspecte que nous nous sommes trompés de route et que nous devons rebrousser chemin sur 10 km.  10 km, cela n'a l'air de rien mais ici, cela signifie une heure de route de plus (20 km aller-retour).  M'enfin.  On se prend un petit café et on y retourne.










Les magnifiques rizières



Nous retrouvons le bon chemin et nous grimpons dans les montagnes.  Très haut.  Très très haut.  Le paysage est magnifique, un des plus beaux que nous avons vus jusqu'à maintenant et nous pensions avoir déjà vu le plus beau.  La route est très peu fréquentée, presqu'aucun camion, quelques autos, surtout des motos et des gens à pied.  Elle est aussi moins sécuritaire, pas de barrière au bord pour nous sécuriser un peu quand nous longeons les précipices mais c'est d'autant plus l'aventure et nous sommes extatiques





Nous arrivons au village de Du Gia où se trouve notre homestay, réservé il y a 2 heures, le BB Homestay, 9 $ CAD la nuit.  Nous le trouvons facilement, en plein coeur du village, mais, oups, ce n'est pas lui, nous c'est le BB Homestay 2 et une femme doit nous y amener car il est en-dehors du village.  En effet, nous devons la suivre un bon 10 minutes sur une petite route de campagne, avant qu'une autre femme, venue à notre rencontre, ne prenne le relais pour nous guider.  Le paysage est fabuleux, je suis aux anges.

Nous arrivons au homestay, une grande maison en bois sur pilotis.  On débarque les bagages, il y a plein d'enfants qui nous sourient et viennent nous voir.  Encore une fois, il faut laisser nos souliers sur le seuil et mettre des gougounes pour accéder aux étages des chambres.  Notre 'chambre' jouxte le dortoir et est minuscule.  Vraiment. Genre juste de la place pour un matelas pas super confortable et un peu d'espace pour mettre nos sacs.  Les murs ne font pas jusqu'au toit, donc on partagera nos conversations avec les gens du dortoir et avec ceux de l'extérieur.


Les enfants nous monopolisent aussitôt, ils sont tout heureux que je leur parle en vietnamien, me répondent patiemment (noms, âges...) et nous suivent partout (y compris dans la chambre).  Nous leur disons que nous voulons aller nous promener.  Dans notre tête, c'est tout seuls mais ils ne comptent pas nous laisser nous en tirer à si bon compte et décident de nous accompagner quand je leur dis qu'on va se promener.  Ils nous répètent 'đi chơi, đi chơi!' (aller faire du tourisme) et sont tout contents quand on accepte.


Alors nous voilà escortés par un joli groupe tout excité, auquel s'ajoutent quelques membres au fil de la promenade.  Les petites filles m'accompagnent en m'offrant des fleurs et les gars tiennent compagnie à Jacques.









Un petit garçon, plus timide et réservé que les autres, m'offre un joli bracelet fait de feuilles. Il est trop petit pour mon poignet, qu'à cela ne tienne , il m'en fait un autre.


Le jeu préféré des enfants : effeuiller des fougères et nous lancer les feuilles dessus en pluie.  Ils ne s'en lassent pas, nous oui, mais malgré l'aide de Google, impossible de leur faire comprendre d'arrêter.

On revient donc couverts de feuilles au homestay, avec l'intention d'aller se reposer, mais les petits gars convainquent Jacques de jouer au billard avec eux.


Je monte à la chambre et réussit à expliquer aux petites filles que je veux me reposer et que je les verrai plus tard (ti nua) et je relaxe un peu (malgré quelques petits visiteurs curieux qui viennent ouvrir la fenêtre ou la porte pour me voir.

Très bon souper, en compagnie de la famille et des autres touristes, des francais.  Beaucoup de saké et de nourriture mais tout est excellent !


On stresse un peu en surveillant le bébé de la famille qui se promène partout à 4 pattes et met tout dans sa bouche mais rien n'arrive. Dodo vers 10 h.

Notre trajet aujourd'hui : 117 km