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lundi 13 mai 2019

Vendredi 20 avril - Phu Quoc


Samedi 20 avril

Déjeuner à l’hôtel puis nous prenons nos motos, direction le sud de l’île.  Au programme : le plus long téléphérique du monde, visite de la prison de Phu Quoc et d’un petit temple sur un rocher.

Nous avons décidé, comme d'habitude, d'essayer d'éviter les routes principales et de favoriser les petites routes.  Au début, nous sommes bien contents de notre idée.  



Mais nous changeons rapidement d'avis en nous retrouvant littéralement coincés dans un marché.  Du coup, nous pouvons donc vous confirmer que bien des Vietnamiens ne marchent pas.  Ils se déplacent en moto.  Même au marché, pour aller d'un stand à l'autre.  Du coup, le marché est noir de monde et on rajoute les acheteurs motorisés qui forcent le passage dans le tas.  Ou qui s'arrêtent brusquement devant vous pour regarder un durian particulièrement malodorant.  Ou qui marchandent à n'en plus finir pendant que la file s'allonge derrière eux parce qu'ils encombrent le seul maigre passage disponible.  Épique.  Délirant.  Vraiment.


Nous retrouvons avec soulagement la grand-route.  Finalement, elle n'est pas si pire ha ha!  Un peu par hasard, nous arrivons sur une route très large (4 voies) et étrangement déserte.  Nous comprenons rapidement qu'il s'agit d'une nouvelle route qui longe le bord de l'eau et qui servira d'accès aux dizaines de resorts plus luxueux et extravagants les uns que les autres qui se construisent au bord de la mer.  C'est hallucinant et un peu déprimant de constater les ravages au paysage et on ne peut s'empêcher de penser que la priorité pour attirer les touristes devrait être le nettoyage des ordures avant la construction d'hôtels!


Nous arrivons finalement au téléphérique (bordé aussi par un futur faux village style Mont-Tremblant) qui ne dépare pas dans le paysage touristique avec son décor suprêmement kitsch de temple romain (tellement ressemblant que Jacques se demande même s'ils n'ont pas bâti sur de vraies ruines - heu non).  L'intérieur respecte le même thème, oh la la mes yeux...


Évidemment, je dégaine mon appareil-photo pour immortaliser cet étalage de goûts discutables mais, enfer et damnation, il ne reconnaît pas la carte-mémoire et mes efforts pour l'arranger ne règlent rien.  Et, évidemment, je n'ai pas amené mes autres cartes-mémoires que je traine toujours d'habitude, ni mon appareil-photo de rechange.  Je prendrai donc les magnifiques vues du haut des airs qui nous attendent...avec mon cellulaire.  Arggggh, l'horreur ultime pour une photographe, même amateure....

Bon, heureusement, il n'y a pas foule et nous embarquons rapidement dans la cabine du téléphérique.  Le paysage est fabuleux et nous ne regrettons pas d'avoir succombé à cet attrait ultra-touristique et ultra-commercial.

On quitte le pseudo temple romain





Un futur parc aquatique

Je suis prête par contre à reprendre illico la première cabine qui revient une fois que nous sommes arrivés à destination mais Jacques tient à voir la suite du spectacle.  Nous embarquons donc dans la navette qui nous attend à l'arrivée, longeons un futur parc aquatique et arrivons à une plage, bordée de faux palmiers, de faux gazon et de vrais stands de restauration, le tout parsemé de dizaines de touristes qui semblent apprécier ce genre d'attraction.  On s'asseoit sur l'"herbe" avec une liqueur à 1$ (étonnamment, les marchands vietnamiens n'ont pas encore compris qu'ils pourraient gonfler les prix de leurs boissons aux endroits touristiques où ils sont les seuls à en vendre et qu'il fait 40 degrés) et on contemple le paysage créé de toutes pièces.  


Bon, assez contemplé, nous reprenons la navette, semons les Asiatiques qui nous suivent de près afin d'attraper une cabine qui arrive et de l'avoir pour nous tout seuls (yééé, réussi!) et admirons une deuxième fois les 8 km de paysage qui défilent sous nos yeux.




Les maisons-bateaux

Et leur déménagement...




On reprend nos motos qui nous ont sagement attendu (avec mon casque, ouf, il était barré mais on ne sait jamais!) et nous repartons vers la ville à une vingtaine de km de là, pas très loin de notre hôtel.

Nous arrêtons à la prison de Phu Quoc, à quelques kilomètres du téléphérique.  Ouf, visite très émouvante et difficile d'imaginer toutes les horreurs qui ont eu lieu à cet endroit.








Retour à l'hôtel et baignade dans la piscine, aussi peu rafraîchissante que l'océan! Nous décidons d'aller souper et passer la soirée en ville.  L’hôtel offre un service de navette pour nous conduire jusqu’au Night Market, nous prendrons le taxi pour revenir.  On marche environ 2 km du Night Market jusqu’au restaurant que nous avons choisi (le Thu Phuong) où je prends du barracuda et Jacques du thon (5 étoiles pour le barracuda, 3.5 pour le thon, un peu sec).  Repas délicieux. 




Nous revenons ensuite au Night Market qui bat son plein mais est plutôt axé sur les touristes (beaucoup de gugusses, on nous offre des pralines à tous les 10 mètres, des jus, des menus, etc.  Mais quand même très vivant et très amusant. 






On ne sait pas ce que c'est mais ça a l'air drôlement bon!

Des limules (horseshoe crabs!)



Taxi pour le retour et dodo rapidement.

Notre trajet aujourd'hui : 62 km de moto, 4,8 km de marche et 17,6 km en téléphérique
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vendredi 3 mai 2019

Jeudi 18 avril - Can Tho-Ha Tien

Lever tôt car nous allons faire le tour de bateau traditionnel au marché flottant de Can Tho à 6 heures. Comme nous ne serons que 6, nous aurons un petit bateau, beaucoup plus amusant pour aller sur les petits canaux. Avant de partir, petit photoshoot de notre homestay : 



Tour sur un petit canal – bon, ce n’est pas si amusant que ça de constater qu’ils servent de dépotoir aux riverains...





Puis direction marché flottant.  C’est vraiment impressionnant de voir les bateaux de toutes grosseurs surchargés de fruits ou de légumes.  Ces centaines d'ananas et de melons d'eau vont-ils vraiment trouver preneurs?? 



Aaah, un petit bateau particulièrement intéressant nous accoste : celui de la vendeuse de café.  On se retrouve presque tous avec notre petite tasse en plastique brûlante dans les mains et on savoure en regardant la vie qui nous entoure…





Un autre accostage, cette fois celui d’une vendeuse de banh mi.  Bon, on peut oublier les toasts et le beurre de pinottes, on va déjeuner d’un bon sandwich.  Et comme on est courageux (téméraires?), on choisit une garniture all-dressed qui implique que tout ce qui est non-identifié dans de petits plats se retrouvera dans notre sandwich.  Qui est bon quand même.  Et qui ne nous a pas rendus malades. 


Nous grimpons ensuite maladroitement sur le toit d’un gros bateau pour déguster des morceaux d’ananas frais. Aaah que c’est bon!




Nous terminons ensuite notre petit tour autour du marché flottant et nous reprenons notre navigation dans des canaux plus étroits.   Arrêt dans une fabrique de feuilles et de nouilles de riz. 

La confection des feuilles de riz

Et des nouilles de riz...


On achète un sac de feuilles de riz aux bananes qui nous servira de collation (et de lunch), miam, dommage qu’on n’en trouve pas ici, c’est bon et sûrement plus santé que des chips. 

Il faut travailler fort pour aller chercher des feuilles de riz!

Retour à l’hôtel ensuite.  Nous discutons avec les Françaises de leurs projets et nous décidons de squatter leur planification et de les suivre jusqu’à l’île de Phu Quoc.  Tant pis pour la nuit que nous devions encore passer à l’hôtel et pour les deux nuits qu’on a réservées à 3 heures d’ici, à  Ben Tre, toujours dans le Mékong ; nous allons découvrir l’île de Phu Quoc et passer nos dernières journées à la plage!  On annule aussi nos nuits à Saigon, nous y reviendrons en avion le matin du 22, nous laisserons nos bagages en consigne à l’aéroport et nous ferons notre magasinage avant de reprendre l’avion vers le Québec le soir.

Branle-bas de combat, on fait les bagages, on réserve l’autobus qui part à 11 h 30 vers Ha Tien, à 5 heures de route, où nous coucherons ce soir avant de prendre le ferry vers Phu Quoc tôt demain matin.  Nous collerons les Françaises jusqu’à Phu Quoc où nos chemins se sépareront.

Nous sommes donc à l’arrêt d’autobus à l’heure prévue.  Mais pas le bus.  



On stresse un peu, mais finalement l’autobus arrive (avec 20 minutes de retard).  Même s’il ressemble un peu trop aux autobus locaux qui nous ont laissé de mauvais souvenirs (arrêts fréquents, personnes debouts, conduite kamikaze), le voyage se déroule relativement bien et 5 longues heures plus tard, nous arrivons au terminus de Ha Tien.  

Il n’y a qu’un seul taxi au terminus et le chauffeur nous saute dessus mais je suis cramponnée à mon téléphone qui, grâce à mon application Grab, va nous trouver un taxi moins cher.  Que je pense.  Oups, erreur, pas de chauffeur Grab de disponible.  On revient donc à la course vers le terminus et LE taxi qui est en train d’embarquer un couple de touristes qui était avec nous sur le bus et que nous avons snobé.  Le chauffeur est plus que content d’avoir des clients supplémentaires et nous laisse nous entasser comme des sardines dans son taxi, ce que l’autre couple ne semble pas apprécier, mais tant pis.

7 minutes plus tard, on dépose l’autre couple à leur hôtel puis c’est à notre tour un peu plus loin, à l'hôtel Long Chau 20 $ la nuit.  L’hôtel est bien situé, au bord de la promenade qui longe un bras de mer jusqu’au marché.  Il est 17 h 00, on achète les billets pour le ferry (230 000 dongs = 12 $ environ, chacun) pour le lendemain matin, 7 h 30, on va s’installer dans la chambre.  


La chambre est bien, on a une belle vue, mais on réalise rapidement que nous sommes entourés de ces constructions bizarres qu’on a vues à plusieurs endroits et dont émergent des cris stridents d’oiseaux.  Finalement, après une recherche Google, ce sont des élevages de salanganes (genre d’hirondelles) dont les nids sont vendus 700 $ par kilos et qu’on attire avec des cris d’oiseaux enregistrés transmis par des hauts-parleurs.  La joie pour les voisins… Dont nous.  Mais, bon, les bouchons seront utiles!
Juste pour donner une idée du bruit et du genre de bâtisse (celle-là se trouvait dans un champ près du parc de Ca Tien)

Nous allons ensuite nous promener pour trouver un restaurant.  Pas grand-chose, on finit donc par s’asseoir dans un grand restaurant à moitié en plein-air, le restaurant Lang Nuong, au bord de la promenade maritime, avec musique en prime. 



On choisit de la viande de chèvre rôtie qui se révèle être surtout un tas de morceaux de graisse et d’os, pas mangeable.  Le service aussi est plutôt poche.  Bref, à oublier.  Heureusement, les scènes de rues compensent pour la nourriture médiocre, les familles en moto représentant toujours un de nos sujets favoris!  Cette fois, c’est la famille de 4, enfant debout en avant, papa qui conduit et maman qui tient le bébé dans ses bras et lui donne le biberon, qui gagne la palme.  Le papa qui conduit d'une main en tenant son bébé sous son autre bras comme un sac de patates gagne le deuxième prix.

Promenade ensuite le long de la mer puis au marché de nuit, toujours très animé. 




Dodo, au son assourdi des z’osiaux et des chanteurs de rue peu doués.

Notre trajet aujourd'hui : 200 km en autobus et 2 km en taxi, + notre croisière en bateau sur le Mekong


mardi 16 avril 2019

Lundi 15 et mardi 16 avril - Cat Tien-Ho Chi Minh

Même si le propriétaire nous a proposé de changer de chambre pour la dernière nuit (et avoir une chambre plus spacieuse, avec salle de bains incluse et air climatisé), nous avons décidé de garder notre petite chambre à l'électricité électrisante et aux 2 ventilateurs, sans salle de bain.  Moins compliqué pour une seule nuit!

Réveil vers 7 h 00, nous ne sommes pas pressés, 'the big nice bus' (que le proprio a 'réservé') ne passe qu'à midi.  Nous aurons même le temps d'aller explorer un circuit que j'ai déniché avec Google Maps et qui a l'air très intéressant (15 km en vélo).  Nous allons déjeuner (eh oui, le sempiternel oeuf avec la baguette un peu sèche) puis nous partons.

Les premiers kilomètres sont idylliques, la campagne est belle, la route aussi, étroite mais peu passante, les gens nous saluent, il fait chaud mais on a un peu d'air en pédalant, c'est très supportable.







Après environ 7 km, le chemin devient en terre, il y a de moins en moins de maisons et de plus en plus d'arbres et certaines côtes nous donnent du fil à retordre (surtout à cause des roches et des trous du chemin).



Oups, le chemin qui s'est rétréci et détérioré petit à petit au fil des kilomètres devient de plus en plus étroit et se transforme en sentier, parfois difficilement praticable.  On marche de plus en plus souvent et mon leitmotiv devient 'Tant qu'il y a de la moto, il y a de l'espoir'.   En effet, nous voyons de temps en temps des motos arriver en sens inverse donc nous en concluons que, si elles ont été capables de venir de quelque part, nous sommes capables d'y aller.  En espérant que ce quelque part ne soit pas un cul de sac et que nous n'ayions pas à retourner sur nos pas et à recroiser les visages surpris et hilares que nous avons croisés sur notre pénible route.


Après quelques centaines de mètres particulièrement difficiles et après avoir croisé un bande de travailleurs qui rigolent en nous voyant et disent 'Hello again' ('again? On les a déjà vus?' s'inquiète Jacques qui s'imagine qu'on a tourné en rond), le sentier semble s'élargir un peu et devenir moins accidenté.  Ce n'est pas une illusion, nous retrouvons peu à peu une surface beaucoup plus agréable puis, enfin, une jolie route cimentée.  Aaaaah, nous avons réussi!




Notre trajet en vélo : 15,3 km

Nous cherchons et trouvons un restaurant qui offre des smoothies (quand il fait 40 degrés, on a TOUJOURS soif et on finit même par adorer le café froid avec plein de glace - et du lait concentré sucré surtout!).  Un smoothie à la banane plus tard, nous sommes prêts à retourner à l'hôtel pour faire nos bagages et relaxer un peu avant le voyage en autobus vers Ho Chi Minh (4 heures quand même).

Bon, les bagages sont faits, vers 11 h 30, nous allons payer notre dû à notre hôte (600 000 dongs, 30 $, pour 2 nuits, 2 soupers, 8 (HUIT! Le proprio n'en revient pas, on a vidé son frigidaire) cokes, 3 bières et 3 bouteilles d'eau (ben quoi, les boissons gazeuses, c'est imbattable quand il fait chaud).  Et 4 cafés.

À midi, nous voyons un autobus passer tout droit sans arrêter, un peu de panique en la demeure mais le proprio nous rassure, ce n'est pas le nôtre, le nôtre arrive à 13 h.  Zut, on avait compris midi.  Nous lions connaissance avec deux étudiantes qui parlent bien anglais, cela passe le temps et nous apprenons avec étonnement que l'école et les soins de santé ne sont pas gratuits au Vietnam!  Dans un pays communiste!  C'est vraiment surprenant...

Bon, il est 13 h 00.  Nous entendons l'autobus arriver, il klaxonne pour nous avertir et...passe tout droit.  Grands gestes, cris, il arrête un peu plus loin...pour embarquer quelqu'un et repart.  Zut. Flûte.  Merde.  Le propriétaire n'est pas là, tout le monde s'agite comme des poules pas-de-tête, on ne sait pas trop quoi faire.  Finalement, nous décidons d'aller au terminus de bus en ville (à 5 minutes de moto) pour essayer de prendre l'autobus là-bas, car il semble que, à cause du congé férié, il y a beaucoup de monde qui veulent prendre l'autobus pour Ho Chi Minh et les autobus sont pleins à craquer.  Le proprio revient, emmène les deux étudiantes sur sa moto, revient me chercher (avec ma valise et mon sac, il devra faire un autre voyage pour Jacques, nous arrivons au terminus au moment où un autobus local (oui, celui qu'on ne voulait SURTOUT pas prendre) repart, le proprio met la gomme avec sa moto et réussit à faire arrêter l'autobus.  Le chauffeur accepte de m'embarquer et d'aller chercher Jacques à l'hôtel.  Ouf.

Sauf que nous sommes dans un autobus local.  Qui arrête partout et pour tous.  Résultat, une heure après, nous avons fait 24 kilomètres sur les 140 que nous devons faire en tout.  Et les gens commencent à vomir.  Et à devoir voyager debout car cela fait longtemps qu'il n'y a plus de places assises.  Et le chauffeur a hâte d'arriver et est un peu kamikaze.  Comme d'habitude.  Et j'imagine le retour d'un congé comme le retour des Laurentides le dimanche soir, en dix fois pire.  Bref, j'appréhende un peu les prochaines heures...


Heureusement, nous survivons (ceux en avant, par contre, semblent avoir souffert, à voir les nez pincés et les visages blêmes des passagers qui descendent lors d'une pause et le branle-bas de nettoyage qui semble se produire ensuite), et le voyage se passe relativement bien et rapidement.




Nous arrivons au terminus de bus vers 18 h 30.  J'ai décidé de prendre un taxi Grab mais je me laisse attendrir par un jeune Vietnamien qui me propose son taxi (avec 'meter') à un prix plus raisonnable que ses collègues qui essaient de me convaincre que 500 000 dongs pour nous amener à l'hôtel, c'est une aubaine.  Ben oui, toi, alors que Grab me fait payer 87 000 dongs!!  Malheureusement mon gentil chauffeur potentiel ne peut pas rivaliser avec le prix de Grab (même si je suis prête à payer jusqu'à 130 000 dongs), donc j'appelle Grab.  Comme rien n'est simple, il y a un peu de micmac pour nous trouver mutuellement au milieu de la foule de taxis, de bus et de piétons mais, heureusement, nous avons retrouvé nos gentilles étudiantes vietnamiennes, qui appellent notre chauffeur Grab et lui indiquent où nous sommes et de quoi nous avons l'air.  Ensuite, il ne nous reste qu'à courir après la petite auto qui se promène sur mon téléphone et indique où est rendu notre chauffeur.  Bon, on réussit à se trouver, il nous amène à l'hôtel, on lui donne 100 000 dongs, tout le monde est content!

Notre trajet en autobus : 145 km en 4 h 22 mn

Nous n'avons pas trop de mal à trouver l'hôtel Giang Son, 22 $ CAD la nuit, et nous sommes soulagés de voir que la chambre est très bien (malgré certaines mauvaises critiques sur Booking.com), avec une fenêtre, un lit confortable, un air climatisé (aaaah), une salle de bains (re-aaaah), très propre et miraculeusement, vu le quartier, c'est très tranquille.  Bon, la chambre est au 4ème étage sans ascenseur mais on ne peut pas tout avoir!





Nous allons ensuite au restaurant conseillé par Trip Advisor, qui n'a apparemment pas de contraintes budgétaires car 'les meilleurs rouleaux de printemps en ville' se trouvent dans un restaurant très chic de la zone chic de HCM, avec serveurs chics et tutti quanti.  Bon, on s'entend que restau chic = une facture d'environ 20 $, mais payer un coke 50 000 dongs (2 $) alors que le matin même, il nous coûtait 10 000 dongs (40 cents), c'est un peu irritant.  Les rouleaux de printemps ne sont pas si bons que ceux que nous avons mangé ailleurs, Jacques déplore leur goût de réglisse et je m'attriste des feuilles de riz trop molles et trop épaisses mais, bon, c'est bon quand même et ça fait du bien!


Petite balade ensuite dans le quartier autour de l'hôtel, on découvre la rue des partys (et des backpackers) dans laquelle les bars abondent et concourent à savoir qui aura la musique la plus bruyante et la plus dérangeante.  C'est cacophonique et très difficile de circuler au milieu de la foule et des motocyclistes.

On se dépêche d'en sortir et de retourner à l'hôtel pour terminer la soirée plus tranquillement.


MARDI 16 AVRIL

Très bonne nuit dans notre petit hôtel de ruelle!  Même en plein coeur du quartier-party de la ville, nous n'avons rien entendu, ouf!

Journée dans la grande ville, on commence par un petit déjeuner offert par l'hôtel.  Bon, il ne faut pas être trop difficile et se contenter d'un oeuf brouillé et d'un pain français (plus genre panini que français, d'ailleurs) pas très frais.


Même à 8 heures du matin, on peut sentir que la journée va être TRÈS chaude, comme hier et avant-hier et demain...  Nous sortons courageusement dans la fournaise et nous dirigeons vers le Musée de la guerre, à environ 2 km de marche.  Le bruit dans les rues est assourdissant, surtout à cause des centaines de motos qui circulent constamment, à grands coups de klaxons.

Très belle et émouvante visite du Musée de la Guerre.  Nous avons préféré la section 'Hommage aux photographes de guerre' qui présentait les photos de plusieurs photographes de guerre qui ont péri pendant leur travail.  Je n'ai pas pu regarder les photos de la section sur les dégâts de l'agent orange (produit chimique aspergé par les américains et qui a eu des conséquences désastreuses sur la santé des gens et de leurs descendants).  Quelques victimes de ce produit chimique présentaient leur travail artisanal dans une autre salle, et nous leur avons acheté un petit souvenir.



Quelle guerre atroce, quelle honte, quelle absurdité...

Nous allons prendre une liqueur et un sandwich dans un café voisin, en prenant bien soir, comme d'habitude, de repérer un ventilateur et de choisir une table pas loin.


Nous décidons ensuite de marcher vers le bord de l'eau, à quelques kilomètres de là, en passant par une avenue importante bordée par plusieurs bâtiments historiques.  D'abord le fameux Independance Palace, puis la Poste, l'Opéra, quelques églises et autres.

Le "Independance Palace", un lieu historique qui passionne Jacques, tout heureux de passer devant!



L'édifice de la Poste et sa belle rotonde (ci-dessous)


Une église

L'opéra

Les bâtiments administratifs (style-genre mairie)

C'est très moderne, très vivant, relativement propre, surprenant!  Nous prenons quelques pauses dans des centres commerciaux climatisés dignes de nos plus beaux centres commerciaux (et même mieux - Versace, Vuitton, Rolex, etc. se disputent les clients).



Finalement, nous arrivons au bord de l'eau.  Pas joli.  Pas super aménagé, probablement plus vivant et plus beau en soirée, comme la plupart des bords de l'eau que nous avons vus.



Il fait chaud!! Jacques a même craqué pour un joli éventail (ça lui va bien non?)


On revient ensuite vers l'hôtel par un autre chemin, en arrêtant à quelques marchés.

Notre trajet à pied : 8,2 km

Souper au Chicken Coop Restaurant, tout près de l'hôtel.



Dodo pas trop tard...