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jeudi 11 avril 2019

Mercredi 10 avril - Da Nang-Nha Trang

Debouts tôt, nous sommes prêts à déjeuner en bas de notre bel hôtel.  Nous remontons ensuite sur le toit pour revoir de jour la piscine et surtout la vue que nous avons découvertes la veille au soir.  Vraiment impressionnant et l'immeuble est magnifique avec ses nombreuses terrasses, ses plantes partout, ses bassins de plantes aquatiques, ses installations modernes.  Tout ça pour 20 $ par nuit et nous sommes à un coin de rue de la mer.




La veille au soir, nous avons essayé d'aller sur la plage mais la circulation et les grosses intersections à traverser nous ont découragés. Du coup, nous avons regarder la-dite circulation en dégustant notre deuxième jus de canne en deux jours (miam, super bon!), assis sur les petites chaises en plastique pour enfants traditionnelles que l'on retrouve partout près des stands de nourriture ou de jus.

Ce matin, nous avons décidé d'aller explorer la péninsule de Son Tra, appelée aussi la Montagne des Singes (ben oui, il y en a et avec un peu de chance, nous en verrons!) et constituée surtout de forêt avec quelques attractions touristiques quand même : de belles plages, la Lady Bouddah géante que nous avons vue de loin lors de notre séjour précédent à Da Nang et quelques pagodes (pas original, il y en a partout!).  Et aussi un arbre Banyan vieux de 1000 ans.  Et de belles vues sur la ville de Da Nang.

Nous gravissons donc une petite route assez raide pour aller voir le point de vue le plus connu de la péninsule.  Surprise, nous apercevons quelques singes sur la route au loin devant nous.  Ils ne nous attendent pas pour la photo mais je suis déjà super contente de les avoir aperçus quelques secondes!

Nous ne sommes pas les seuls à vouloir voir le point de vue et plusieurs touristes chinois arrivent en même temps dans le stationnement.  Je suis un peu embêtée car je n'ai presque plus d'essence dans ma moto et j'ai un peu peur de ne pas en trouver assez rapidement mais, ô surprise, le gardien du stationnement en a deux bouteilles.  Ouf, sauvée!  Et la vue est belle, en effet.








En repartant, nous croisons un chemin à peine carrossable mais je décide d'aller voir quand même s'il mène quelque part.  Même si la qualité du chemin s'améliore une centaine de mètres plus loin, nous manquons rebrousser chemin en voyant qu'il a l'air de mener simplement vers des tours de communication dans la montagne mais, finalement, nous croisons une petite route qui s'enfonce dans la jungle et nous décidons de la suivre pour voir où elle va nous mener.  Si elle nous permet de contourner la route des mini-bus touristiques, tant mieux!


La route étroite est déserte, nous ne croisons que 2-3 scooters.  Elle passe au milieu de la jungle et j'espère toujours voir des singes.  Nous roulons une dizaine de kilomètres dessus, sans voir d'animaux exotiques, avant d'arriver à des resorts luxueux et de retrouver la route principale.  Bon.  Consolons-nous en allant voir Lady Bouddah qui nous attend à 7 km de là.  La route est superbe et longe la mer.

Nous arrivons au site qui accueille Son Tra Quan Yin (Lady Bouddah), déesse de la Miséricorde et symbole de Danang, semblable au Christ Rédempteur à Rio de Janeiro, au Brésil.  Nous ne jetons qu'un coup d'oeil à la pagode voisine, allons dire bonjour à Lady Bouddah qui est très occupée avec les centaines de touristes qui gravitent autour d'elle.






Nous repartons sur nos motos à la recherche de l'arbre Banyan vieux de 1000 ans.  Il nous faut retourner vers les resorts luxueux et, finalement, nous ne trouverons jamais l'arbre et nous décidons de revenir en ville.
Notre balade en moto : 67 km

Et le résumé en vidéo

Il nous faut retourner chercher nos sacs à l'hôtel, ramener les motos et prendre le taxi pour l'aéroport pour prendre notre vol vers Nha Trang à 18 h 10.

Finalement, tout se fait très rapidement et nous nous retrouvons, un peu embêtés, à l'aéroport à 14 h.  Eh boy.  4 heures à attendre.  L'air climatisé ne fournit pas, il fait chaud, il n'y a pas de sièges pour s'asseoir aussi nous allons prendre un café pour pouvoir nous asseoir sur des sièges plus ou moins confortables et nous attendons que le temps passe.


Bon, à 16 h, le comptoir d'enregistrement ouvre, on va enregistrer nos bagages et on passe dans la section des salles d'embarquement (après un scan plutôt sommaire).  17 h, notre porte d'embarquement est modifiée, on déménage, le vol est retardé de 30 minutes, finalement nous décollons vers 18 h 45.  Voyage sans histoire, atterrissage un peu stressant (mais je stresse facilement pour les atterrissages), nous récupérons nos bagages, trouvons facilement l'autobus qui nous amènera en ville, à 40 kilomètres de là.  Comme tous les chauffeurs d'autobus, il est kamikaze et nous évitons de regarder la route en avant pour ne pas avoir trop peur.  Mais, comme chaque fois, il a une copilote qui nous demande où nous allons afin de nous débarquer le plus près possible de notre destination ce qui est un avantage incroyable!

Bon, nous descendons, soulagés d'être vivants.  D'après Google Maps, nous sommes à un coin de rue de notre hôtel, on lui fait confiance.  On n'aurait pas dû.  25 minutes après, nous sommes en lavette, encore en train de chercher le numéro 132 parmi des numéros qui montent et descendent sans aucune logique, les gens essaient de nous aider mais n'en savent pas plus que nous, finalement, nous découvrons que Google Maps nous a dit encore une fois n'importe quoi (il n'est pas très doué au Vietnam!) et que nous avons marché dans le mauvais sens, bref, on retrouve notre chemin et, un peu par hasard, notre hôtel, le CR Hôtel, 16$ CAD la nuit, au fond d'une petite ruelle.  L'hôtelière nous dit qu'elle nous a 'upgradés' d'une chambre sans fenêtre à un chambre avec une petite fenêtre.  En effet, il y a une petite fenêtre.  Les murs ne sont pas super propres mais il y a une belle salle de bains et l'air climatisé, c'est ce qu'il nous faut!  Je l'ai choisie surtout parce qu'il est tout près de la compagnie de locations de motos où nous allons louer une moto demain matin.


Photos trouvées sur Internet

Nous déposons nos affaires et ressortons pour nous trouver un restaurant, notre demi-sandwich de l'aéroport étant loin.  Les restaurants étant trop chers ou peu inspirants, nous finissons par nous rabattre sur une vendeuse de 'banh mi', sandwich, que nous complétons par un jus de mangue.  Nous allons déguster le tout sur la plage, à un coin de rue.  En compagnie d'un rat.  Il y a beaucoup de groupes sur la plage et de bateaux de pêche sur l'eau.  La ville ne nous inspire pas trop malgré ses lumières et son modernisme.  Elle est très appréciée par contre des Russes et des Chinois et les nombreux restaurants russes et chinois le montrent, mais nous, nous sommes contents de partir demain!
Notre trajet aujourd'hui : 67 km de moto le matin, 463 km en avion et 30 km en taxi en tout

vendredi 15 mars 2019

Jeudi et vendredi 14 et 15 mars - Ottawa-Ha Noï

Quelques documents utiles :

- Le résultat de plusieurs mois d'apprentissage du vietnamien (un mélange de sites Internet, d'applications - dont Duo Lingo - et de 15 CD de Primsleur).  En bonus, des dizaines de descriptions et de traductions de plats vietnamiens : apprendre le vietnamien

- Notre trajet (cliquer pour les détails)



- Et notre roadbook

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Jeudi 14 mars 2019

Le réveil sonne à 2 heures. Nous nous sommes couchés à 9 heures avec une tite pilule pour nous encourager à dormir et tous les téléphones bannis au sous-sol.

Ça a marché, nous sommes presqu'en forme et l’adrénaline fait le reste. Départ pour l’aéroport à 2h40, fébriles et anxieux de ne rien oublier dans nos sacs.

Nous voyageons léger : un petit sac de sport, dans lequel on a réussi à faire entrer notre casque de moto en écrasant tout consciencieusement autour, et un sac à dos où on fourre tout ce qui ne rentre pas dans le sac.

Nous n'avons pas à enregistrer nos bagages donc on passe directement dans dans la zone sécurisée.



3 heures plus tard, nous sommes dans l'avion.  Même si c'est juste pour aller à Toronto, on est tellement contents de quitter la neige qui tombe à gros flocons collants à Montréal et le froid !!!

Escale de 2 heures à Toronto, on a le temps de visiter la moitié de l'aéroport pour rejoindre notre porte d'embarquement.  Nos légers bagages nous semblent pas mal lourds!





Enfin, nous embarquons dans le Boeing 777 qui nous amènera en 16 heures à Hong-Kong, deuxième escale.

Vol sans histoire, pas trop de turbulences, pas reposant non plus malgré nos efforts pour dormir.  On mange (3 repas servis), on regarde des films, dont 1991 qu'on regarde en simultané sur nos écrans.


Le 16 heures passe lentement mais beaucoup plus facilement que prévu.  Jacques a juste hâte de retrouver un peu d'espace , son voisin étant légèrement "encombrant".

Nous passons par le cercle arctique puis au-dessus de régions désertiques de la Chine.  C'est fascinant de voir de la glace et de la neige à perte de vue (sauf pour quelques lumières étrangement égarées dans cette immensité blanche).



La glace laisse ensuite la place aux montagnes désertiques, où la vie semble tout autant absente.




Enfin, la Chine rurale se déroule sous l'avion, peu de temps avant d'arriver enfin à Hong-Kong.

Notre prochain et dernier vol est seulement dans 4 heures.  En attendant que la porte d'embarquement soit indiquée sur le tableau, nous nous écrasons sur une chaise inconfortable pour lire ou Interneter.  Mais l'énergie commence à manquer et nous ressemblons de plus en plus à des zombies!

Un dernier demi-marathon sur tapis roulant pour atteindre la porte d'embarquement à l'autre bout de l'immense aéroport.  Un petit tour de navette, un sandwich au poisson (on est courageux quand même), un autre café pas buvable et nous voilà dans l'avion pour un dernier petit vol de 1 h 40 vers Hanoï.



Encore un repas de servi.  Très bon d'ailleurs.  Notre voisin l'accompagne d'une bière, gratuite.  Méchante différence avec nos vols intérieurs de pinottes!

Arrivée à Hanoï, la couverture nuageuse qui nous a accompagnés tout le long depuis Hong-Kong est toujours là mais au moins il ne pleut pas.

On trouve facilement le kiosque de Viettel pour acheter des cartes SIM et un forfait pour un mois pour 14$, 7 gigs à haute vitesse.  La vendeuse nous indique où trouver le bus 86 qui nous amènera en ville et on sort en sol vietnamien sans prêter attention aux appels des chauffeurs de taxi.  Faisons semblant de savoir où nous allons!

On se dirige vers un groupe de personnes qui attendent à l'endroit indiqué par la vendeuse.  Je demande à un des asiatiques si c'est bien l'arrêt pour le bus 86, en vietnamien.  Il s'affole, sort son téléphone et Google Translate, je lui dis que je parle vietnamien, je me sens vraiment totalement nulle pendant qu'il pitonne fébrilement sur son téléphone pour essayer de traduire ce que je lui baragouine avec de moins en moins d'assurance.  Le groupe bouge, on suit et je me rends compte qu'on a infiltré un groupe de coréens et leur guide qui se rendaient à leur autobus .

Oups, on regarde autour de nous et on finit par trouver l'arrêt du bus 86. Ouf.


Personne à l'arrêt, c'est un peu surprenant mais le bus arrive et on embarque par l'arrière.  L'assistant du chauffeur vient nous débarrasser des 70 000 dongs que coûte le bus pour chacun de nous (environ 3.50 $) et on file vers Hanoï.  Vite.  Très vite!  On traverse un pont magnifiquement illuminé et on découvre la ville et sa circulation légendaire.  Même si on avait vu des photos, c'est surprenant de voir les scooters se faufiler n'importe comment avec leurs chargements parfois hétéroclites (bébé couché entre papa et maman, par exemple).

Je surveille Google Maps pour ne pas manquer l'arrêt et l'assistant du chauffeur me confirme qu'on est rendus.  On descend, Hanoï, nous voilà!

On a environ 700 mètres à marcher jusqu'à l'hôtel, on expérimente nos premières traversées d'intersection entre scooters et autos.  Eh boy, pas hâte de voir les grosses intersections!  On zigzague moitié trottoirs, moitié rue, entre les tables, les stands, les motos stationnées, les flaques non-identifiées, les poteaux sur lesquels s'entrelacent des mètres de fils enchevêtrés qu'on évite de toucher.  Une dernière intersection suicidaire et on aperçoit la minuscule ruelle qui abrite notre "homestay".  On s'y engouffre, c'est un petit labyrinthe entre les maisons jusqu'au Hanoi Happy Family homestay, 16 $ CAD par nuit.


La grille est fermée mais une dame est couchée sur une planche, avec une petite fille, et elle se lève pour nous ouvrir.  Nous comprendrons plus tard qu'elle passe la nuit sur sa planche, pour accueillir les voyageurs!!

Un peu de baragouinage FrancAnglaViet et nous nous retrouvons dans notre chambre. Oups.  Comment dire.  Ce n'est pas cher, 48 $ pour 3 nuits, mais, heu ...  La chambre est correcte, propre, petit balcon qui donne sur le labyrinthe, assez loin de la rue bruyante.  C'est surtout la salle de bains (partagée à 2 chambres) qui nous fait un peu tiquer.  Elle est couverte de "mactac" sur les planchers et les murs, pas de bonde d'évacuation pour la douche, juste le trou où passe le tuyau d'évacuation de la toilette, donc on inonde quand on prend sa douche et ça reste inondé longtemps.  Et une installation électrique qui fait peur.  Le lavabo coule abondamment par le dessous mais, bon, ça ne fait qu'ajouter un peu plus d'eau à celle où nous pataugeons déjà.

On va chercher une grande bouteille d'eau en bas puis on retourne au 3ème, dans notre antre, déjà bien envahie par tout notre stock qu'on a sorti de nos bagages. On prend courageusement une douche (froide, pas envie d'essayer de comprendre ni de tester le chauffe-eau), je télécharge mes photos et dodo vers 9 h 30 après avoir rassuré nos enfants de notre survie.